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Rouler, réparer, repartir

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Il m’est arrivé hier midi une mésaventure plutôt banale mais assez désagréable : après avoir fait mes courses en Allemagne, j’ai retrouvé mon vélo affligé d’une crevaison à l’avant.

L’auscultation du pneu révèle trois punaises bien enchâssées, ce qui laisse soupçonner un acte de malveillance, soupçons confirmés quelques minutes plus tard quand je croise deux cyclistes victimes de la même avarie.

Il y a quelques mois, j’aurais poussé en grommelant mon vélo jusqu’au tramway, puis de là jusqu’à un magasin de cycles, qui l’aurait gardé une demi journée pour changer la chambre à air, moyennant une quinzaine d’euros.

Cette fois ci, j’ai poussé en grommelant mon vélo jusqu’au tramway, puis de là jusqu’à la rue Frédéric, pour que les bénévoles de la Vélostation m’apprennent comment poser des rustines, voir, si la chambre à air est trop abîmée, m’aider à la changer.

On peut s’étonner qu’après 10 ans de pratique quotidienne du vélo urbain, je ne sache pas le réparer. La plupart de ceux qui me connaissent pour ma manie de circuler à deux roues sont d’ailleurs persuadées que je suis une experte de la clé Allen.

C’est complètement faux, je n’y connais strictement rien.

En vérité, ça ne m’avait jamais intéressée jusqu’à ce que je commence à caresser l’idée de posséder un jour un beau vélo single speed que j’aurais monté moi même (beaucoup de conditionnel dans cette phrase).

La Vélostation, c’est un atelier d’auto-réparation.

Le principe est très simple : on adhère à l’association pour 27€ annuels en plein tarif, et on a un accès illimité au lieu, aux outils, mais surtout aux conseils et à l’entraide des bénévoles et des usagers.

Pour quelques euros de plus, on peut acheter sur place les pièces d’occasion pour rénover sa monture. Dans certaines associations les pièces sont gratuites, on se sert librement dans les bacs mais personnellement, je trouve normal de payer, même une somme ridiculement basse, les pièces dont j’ai besoin pour mettre mon vélo à neuf et que les bénévoles collectent à grands renforts de démontages d’épaves sur leur temps libre.

Le jour de mon adhésion au mois d’avril, alors que j’étais simplement venue prendre ma carte de membre, je suis partie 2h30 plus tard, avec un dérailleur neuf, et une roue arrière dévoilée.

J’ai fais 50% du boulot, en m’écorchant beaucoup les doigts, mais avec le sentiment du devoir accompli. J’y suis retournée la semaine suivante pour régler mes freins, dévoiler ma roue avant, et je me suis même offert une séance de démontage de tous les accessoires inutiles qui encombraient ma bécane, comme ça, tranquillou, sur mon balcon, un dimanche après midi, pour l’amour du cambouis.

Entre temps, j’ai aussi essayé de démonter une épave qui traînait dans le local à vélo de ma résidence pour récupérer le cadre et le guidon, mais j’ai un peu échoué. Pas grave.

J’ai aussi mis un mot au boulot : si vous avez des vieux vélos inutiles, donnez les moi.

J’ai envie d’avoir une petite écurie à réparer pour les offrir à mes amis ou pour m’en faire un à moi, un jour.

En fait, pour tout vous dire, j’en suis à chercher des bobos fictifs sur ma bécane pour apprendre de nouveaux trucs, parce que j’adore ça, je crois, bricoler les vélos.

Et puis surtout, je ne veux plus être cette personne un peu bête et démunie devant un pépin mécanique, qui attend passivement que quelqu’un d’autre prenne la situation en main.

Je veux pouvoir crever sur un chemin, m’en sortir et repartir à neuf, les mains sales, mais actives et compétentes.

Cohabitation piétons cyclistes à Strasbourg : le point Homme de Fer.

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Il y a un moment que je n’ai pas écris ici, mais la tribune sur la cohabitation piétons cycliste publiée dans Rue 89 édition de Strasbourg me donne l’occasion de mettre mon grain de sel sur un des points noirs de la ville en terme de circulation : l’épicentre de Strasbourg, le secteur Homme de Fer / Kléber.

Cette place  est très problématique en terme de circulation, qu’on soit piéton, cycliste, usager des transports en commun ou automobiliste.

Concernant la place de l’Homme de Fer, il faut impérativement la contourner pour gagner du temps et éviter de provoquer le courroux des piétons qui ont rédigé cette Tribune accusatrice.

1/ prolonger la rue des Grandes Arcades (c’est à dire, globalement, mettre pied à terre toutes les deux secondes.)

2/ traverser la rue de la Mésange au niveau du Monoprix (aaaattention au tram !)

3/ passer dans cette petite rue étroite autorisée aux cyclistes, mais largement occupée par : des piétons (oui, vous avez le droit d’être là, mais tenez votre droite, merci, bisoux) et  les véhicules de livraison des magasins (stationner au centre ville est aussi une galère sans nom, big up les automobilistes courageux).

4/ suivre la piste cyclable de la rue Thomann, avec ce drôle de virage coudé où les automobilistes ne vous voient arriver au dernier moment (c’est l’un de ces endroits dangereux où je me suis pris une voiture de front. J’ai sauté du vélo, mais c’était trop tard pour ma roue avant).

5/ déboucher sur le quai de Paris, un peu avant Smart, où les automobilistes, tout contents d’avoir une onde verte, dépassent joyeusement les 30km/h et te klaxonnent avec fureur parce qu’ils n’ont pas remarqué que le quai était en contresens cycliste.

6/ arriver sur le pont de Paris, et là, c’est le drame. Les piétons qui vont prendre leur bus ligne 6, les cyclistes qui suivent le quai Kléber en ligne droite, le tram D qui coupe la route …

Mais quel bordel :D

Je ne vous explique même pas la consternation pendant le marché de Noël.

Je vais me faire l’avocat du diable, mais je pense que les voies piétonnes du secteur Homme de fer / Cathédrale devraient le rester.

C’est de toute manière impossible d’y circuler à vélo efficacement, et sans déranger les piétons.

PAR CONTRE j’aimerais qu’en contrepartie, un périphérique central cycliste soit créé sur les quais suivants :

  • Quai de Paris
  • Quai Desaix
  • Quai de Turckheim
  • Quai Finckwiller
  • Quai Charles Frey
  • Quai St Nicolas
  • Quai des Bateliers.

J’aimerais aussi des points de stationnements plus nombreux aux endroits précités.

Idéalement, il faut que le cycliste puisse se garer en périphérie du centre ville (quai St Thomas par exemple) et rejoigne son lieu de rendez vous à pieds.

Ce périphérique éloignerait les cyclistes pressés du pénible îlot central, tranquilliserait les mamies, et permettrait, en outre, de gagner la gare plus rapidement.

Quand je dis aménagement je ne parle pas uniquement de marquage au sol, je parle d’un revêtement cyclable plus confortable, sans nids de poule au bord du trottoir.

Si on souhaite qu’un cycliste ne roule pas sur les trottoirs, il faut lui donner une chaussée adaptée à son véhicule, moins costaud qu’une voiture.

Pour terminer, j’ai envie de reprendre les propos de Lycelle, que je salue au passage, qui me paraissent pleins de bon sens :

"Ce n’est pas bien compliqué de cohabiter, il suffit de regarder où l’on marche."

Que faire, sans vélo ?

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On se pose souvent (dans les médias, entre cyclistes) la question du "Pourquoi faire du vélo ?" dans le sens, "Quels avantages ?" ou "Pourquoi le vélo plutôt qu’un autre moyen de transport ?" et finalement, la discussion finit par tourner en rond, déjà, parce qu’on est entre gens convaincus des bienfaits du vélo, du plaisir que la pratique nous apporte, voir, pour les plus snobs d’entre nous, de notre supériorité par rapport à l’espèce humaine en général.

Dottie, du très joli blog "Let’s go ride a bicycle" qui revient d’un passage chez son libraire super sympa, mais un peu excentré, se pose cette question, d’importance, à mon sens :

" Is there anywhere you enjoy going, but would rarely frequent if you could not bike there ? "

Question que j’ai envie de généraliser à :

"Qu’est ce que je ne ferais pas / pourrais pas faire si je n’avais pas de vélo ?"

Je vous laisse un peu cogiter, si vous le voulez bien, dans les commentaires.

Voici le début de ma liste, j’essaie d’inscrire des choses auxquelles je n’aurais pas pensé immédiatement.

  • Je me réabonnerai à l’AMAP : les transports en commun desservent mal le marché du samedi matin, et à pieds, chargée de paquets, même avec un caddie, la promenade serait beaucoup moins agréable qu’à vélo. Le point dépot AMAP Est à 2mn à pieds de mon lieu de travail. MAIS je paierai plus cher mes légumes cultivés localement et je me priverai de mon petit plaisir du week end.
  • Paradoxalement, je ferai d’avantage de courses dans mon quartier si j’étais obligée de me passer de vélo. A pieds, le petit supermarché de quartier est plus proche que la grande surface. MAIS ce petit supermarché est lugubre, cher, et je ne trouve pas tout ce que je cherche.
  • Encore un paradoxe, je serais moins en retard ; telle que je me connais, lorsque je suis dépendante des transports en commun pour me rendre d’un point A à un point B, à Paris par exemple, j’arrive systématiquement en avance, car je ne sais pas estimer mon temps de trajet. A vélo, je sais que ça va me prendre de 5mn à 20mn. Je pars donc au dernier moment et j’arrive souvent en retard. MAIS à vélo, si je sens le retard approcher, j’accélère. Difficile de demander conducteur du tram s’il veut bien sauter quelques arrêts.
  • Je n’habiterai pas dans mon quartier : il est terriblement excentré, la moindre sortie au centre ville, à pieds ou en transport doit s’organiser, je ne pourrais pas dire à mes amis "Ouais, à dans 10mn sur les quais" (en vélo, si, largement !) MAIS je n’habiterai pas pour autant au centre ville, je ne peux pas me le permettre. Du coup, j’exagère un peu MAIS, est ce que sans vélo, je pourrais habiter à Strasbourg même ?
  • Je ne serais pas aussi fière de mes jambes. Disons qu’elles ont toujours été là, grandes, encombrantes, mais à vélo, elles font l’essentiel du boulot, et ça se voit ! Je suis drôlement contente de mes mollets (le prochain objectif est de galber mes fesses.).

Petits cailloux : les vélos de ma vie

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1984

Je l’ai trouvé sous le sapin avec une paire de baskets rouges à rayures blanches. Je le roulais avec mes petites roues sur la pénétrante une petite route de campagne protégée au bord de la nationale et dans la cour de la maison. On était toute une bande de gosses du même âge, et c’était à qui roulerait sur deux roues le premier. Je ne me souviens pas avoir gagné, mais je me souviens que, le jour où j’ai su rouler toute seule, j’étais fière. J’ai gardé mon vélo bleu Goodfried jusqu’à ce que je grandisse trop.

1987

Déménagement, premier vélo de grande. Blanc, des pneus tous fins, fin, féminin, un bel oiseau cantonné dans mes souvenirs aux limites de la maison, parce que la route départementale était dangereuse. Et puis, ma foi, c’était le temps de l’école à pieds.

Années 90.

Une succession de VTT anonymes et fluos.

Déjà, la monture nécessaire pour aller de village en village pour rameuter les copains et faire une rando barbecue au sommet de la Gosse. Le challenge ultime était de grimper jusqu’à la station de ski de fonds en souffrant mille morts et de descendre en cascadant dans la forêt. Gros souvenirs de tendinites, causées par les vibrations qui se répercutaient des mains crispées sur le guidon aux épaules. Curieusement, aucun accident à déplorer, on était téméraires, mais prudents.

2000

Lasse des transports en communs pour aller à la fac, je demande à mon père de me retaper le vélo de course de mon grand père paternel, vélo jugé moche et donc moins attirant pour les supposés délinquants de la grande ville. Un peu frileuse au début, je ne l’utilise que par beau temps, mais je deviens rapidement accro.

Dans mon souvenir, c’est une épave, il freine mal, il n’a aucune lumière, les pneus crèvent sans arrêt, mais c’est mon vélo, on est en train de devenir copains. Je regrette beaucoup de ne pas l’avoir gardé aujourd’hui.

2002

Premier CDI, Je revends le vélo du grand père (idiote !) et j’investit une petite fortune dans un VTC de compétition qui va me servir à aller travailler tous les jours, par tous les temps.

Je ne m’en rends pas encore compte, mais je fais partie de ces gens encore farfelus à cette époque qui choisissent de ne se déplacer qu’à bicyclette.

Sans en faire un acte militant, je trouve ça parfaitement normal : j’ai toujours détesté marcher, je déteste encore plus les transports en commun, et mon appartement n’est qu’à 10mn de mon lieu de travail, il serait ridicule de ne pas y aller en vélo.

2007

Je comprends que le vélo est indispensable à ma vie pendant les trois longs mois de convalescence après mon opération du ménisque. Je n’ai pas eus mal, la rééducation s’est faite correctement, j’ai retrouvé toute ma mobilité, mais j’étais complètement déprimée de ne pas pouvoir pédaler.

Durant ces 5 dernières années, non seulement j’ai parcouru en long et en large ma ville du haut de ma selle, mais en plus, je crois que c’est ainsi que j’ai appris à l’aimer. J’ai acheté deux autres vélos pour faire encore plus de kilomètres, encore plus loin, encore plus longtemps.

Je déménage encore, je manque de place dans mon petit appartement, il faut me séparer d’une monture, ça me brise le coeur à chaque fois.

2009

Cette année a été rude, je fais plus de 60 kms par semaine pour me transporter d’un campus à un lieu de stage, j’ai perdu dix kilos, mais la vélothérapie est bien là, ces trajets sont mes sas de décompression avant d’entamer des journées où je dois rester concentrée en permanence et donner le meilleur de moi même.

Sur mon vélo, je me sens libre. Je commence à accoupler systématiquement musique et vélo, ça me semble aller de pair.

Au début de l’été, je fête mon diplôme et on me vole cette vieille monture épuisée. Nouveau départ, nouveau VTC.

Maintenant, pas mal de gens m’associent au vélo. Je convertis les copains, les copines, je photographie les vélos qui me plaisent. Un petit résobike se crée autour de moi et ça me plait drôlement.

2012

J’ai de plus en plus d’accidents. Mon vélo a pas mal morflé l’année dernière, et moi aussi.

J’étais une cycliste jusqu’ici plutôt sereine, plutôt heureuse, plutôt peinarde. Je le suis toujours, mais depuis quelques mois, ce n’est plus un simple moyen de transport pratique pour moi, c’est dans mes jambes, c’est dans ma tête. Parfois quand je suis sur mon vélo, j’ai l’impression qu’il obéit comme un cheval à la moindre pression de mes muscles. On ne fait qu’un, on a confiance l’un en l’autre, on est solides tous les deux.

Résultat : quand on fait du mal à mon vélo, c’est moi qui souffre et qui pleure. Quand on m’empêche de passer, quand on remet en cause mon droit à circuler à deux roues, c’est moi qu’on agresse et je rends coup pour coup.

Je ne crois pas que ma façon de pédaler soit en cause, car j’ai dix ans d’expérience à la circulation urbaine, et les risques que je prends sont calculés. Je roule bien et de manière efficace. Et ces connes de bagnoles sont folles de rage.

Je crois que je deviens vélorutionnaire.

Gâtez votre vélo (pour Noël ou tout le temps)

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Avertissement :

Ce blog est rédigé par une cycliste urbaine qui a listé essentiellement ce qu’elle aimerait recevoir.

N’hésitez donc pas à rajouter en commentaire vos suggestions de cadeaux (virils ou non) autour du vélo.

The Copenhagenize / Cycle Chic Christmas BicyclePhoto : Mickael Coleville-Andersen sur Copenhagen Cycle Chic

Sécurité

J’ai eus un accident qui aurait pu être très grave la semaine dernière. Ce n’était pas de ma faute, parce que je suis une cycliste prudente.

(Ce n’était pas de ma faute, j’arrête pas de me répéter ça, mais à chaque fois que je passe par ce carrefour j’ai vraiment la trouille, alors pour le moment je fais un détour.)

Mon père, inquiet, pas content et surtout gendarme m’a demandé de porter un casque à partir de maintenant.

Je n’avais vraiment pas envie de porter un casque, mais je le connais, si j’avais refusé d’en acheter un, il m’aurait harcelée (oui, papa un jour je changerai les boutons de ton manteau de cérémonie un jour).

J’avais le choix entre :

Mon père et mon beau père m’offrent le casque pour Noël, j’ai donc préféré avoir l’air snob.

Je suis une connasse.

On s’est moqué de moi en me disant que le casque avait coûté le prix d’un vélo d’occasion en bon état, mais j’ai répondu que merde, quoi, j’avais une tête à chapeaux.

Voilà, donc on peut porter un casque et être sensible à son allure à vélo.

Pièces détachées & accessoires

Ton vélo est pas top depuis quelques temps mais tu n’as pas le budget ?

Fais toi offrir une nouvelle paire de pneus, des patins de freins, un guidon trop cool, une sonnette puissante et psychédélique , un nouveau pédalier, une selle fendue (j’en ai mis une sur mon second vélo, tout le monde dit que ça fait mal au cul) un antivol plus efficace et bien sûr, ces dispendieuses lumières amovibles Knog (on est toute une team avec nos Knog, on est beaux, on est puissants, on est fauchés).

C’est aussi le moment de penser aux équipements complémentaires qui manquent au quotidien : panier, sacoches, remorque pour enfants, siège bébé, système de fixation pour caddie

Confort & Cycle Chic

Un chapeau de pluie imperméable, parce que les capuches sont dangereuses et interdites par la police de la mode depuis 2004.

Des moufles convertibles en mitaines. Je vous ai déjà dit que c’était le top du top dans cet article, je ne me souvenais plus dans quel endroit je les avais achetées, c’est retrouvé, bingo ! N’hésitez pas.

Je suis résolument contre les accessoires anti pluie, mais je trouve celle ci relativement cool.

C’est pas chic du tout mais à la réflexion, l’hiver dernier, ça aurait été l’idéal pour porter plus souvent mes petites bottines fragiles dans la neige.

Inutile, mais indispensable

Une radio à fixer sur le guidon pour Landrellec qui loupe toutes ses émissions. J’en voudrai une aussi, parce que j’ai perdu les écouteurs qui faisaient aussi antenne radio sur mon téléphone, je n’en trouve plus et j’adorais écouter le 17h – 19h sur France Inter, ou bien les infos le matin (pour râler toute seule sur le chemin contre les politiciens invités au 7/9).

Un support Iphone pour son vélo. Pour twitter aux feux rouges : des fois j’ai envie de dire un truc, mais le temps de sortir mon téléphone de ma poche, de connecter la 3G, de faire pivoter pour avoir le grand clavier tactile, le feu est vert, et il faut redémarrer.

Le truc il est où c’est que j’ai un téléphone Androïd et j’en ai marre de cette standardisation Apple à outrance au niveau des accessoires donc si vous achetez ça vous perdrez mon respect (mais l’idée est excellente).

Un jouet éolien culcul mais j’ai quand même super envie d’en avoir un.

Dans le même style, j’adore le chargeur éolien à fixer sur le guidon.

Le total kit léopard qu’on vous volera à la première occasion.

Une besace Brooks dont le prix n’est que le quart de celui d’un sac Jérôme Dreyfus (ne soyons pas radins).

Des stickers Cycle Chic  et autres accessoires autour de la culture vélo danoise. (DO WANT)

Immatériel

  • Un abonnement au service de vélo partagé de ta ville.
  • Un don à une association qui milite en faveur des déplacements doux.
  • Une adhésion à une association qui aide les particuliers à réparer soi même son vélo.
  • Si tu es bricoleur, un "bon pour aider quelqu’un à remettre sa bécane en état".

Pourquoi le vélo partagé coûte cher

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Article publié dans Le Parisien du 7 novembre 2011.

Pourquoi le Vélib’ coûte cher à la Ville

Le système de location de vélos en libre service compte près de 210 000 abonnés, un record historique. Mais l’entretien de la bicyclette grise s’avère onéreux. Décryptage.

Il y a aujourd’hui 208 700 abonnés au système Vélib’, selon le dernier pointage de la Ville de Paris ; ce qui constitue un record historique, car c’est en juillet 2008 que le palier de 200 000 avait été atteint. Une jolie performance pour la bicyclette grise, apparue sur le bitume parisien à l’été 2007, qui a permis à ses utilisateurs de réaliser 119 millions de trajets. Mais ce succès populaire, qui a fait du vélo le compagnon de route de milliers de Parisiens et de banlieusards, a son revers : le système coûte fort cher à la collectivité, tant sont nombreux les vols, les actes de vandalisme et les détériorations. Bien sûr, certains sont plus précautionneux que d’autres. Qui ne s’est jamais agacé sur une chaîne défectueuse, un pédalier cassé? Le Vélib’ attire toutes les convoitises. Et pas toujours les plus honorables.

LE VÉLIB’ PIÈCE PAR PIÈCE.

Deux mécaniciens spécialisés ont évalué pour nous le coût de chaque pièce du Vélib’, en se basant sur son prix public. Ainsi, ils évaluent à 90 € la paire de deux pneus et à 250 € la paire de roues, qui sont les éléments les plus chers, tandis qu’une paire de pédales ou les poignées ne reviennent qu’à 10 €.La première année, près de 10 000 bicyclettes avaient été volées ou vandalisées. En février 2009, JCDecaux annonce que 8000 vélos ont été dérobés et 16000 dégradés. Et le nombre d’abonnés recule entre juillet 2008 et mars 2009. Pour regonfler le Vélib’, la mairie accorde, en novembre 2009, au groupe JCDecaux une révision du contrat qui le lie à la Ville. Celle-ci doit verser 400 € par Vélib’ volé ou détruit. Or ce vandalisme touche de 4 à 25% du parc de bicyclettes et la caution du vélo déposée par les utilisateurs est de 150 €. Le prix demandé pour remplacer un Vélib est-il trop élevé ? Le groupe JCDecaux serait-il trop gourmand ?


Pour le vérifier, nous sommes allés interroger deux « spécialistes » du deux-roues. Sylvain et Mathieu sont réparateurs à l’Atelier des vélos, rue de la Condamine, dans le XVIIe. Les deux jeunes hommes voient défiler près d’une vingtaine de bicyclettes chaque jour dans leur boutique. La mécanique n’a pas de secret pour eux. Premier constat : le Vélib’ est un engin lourd (22,5 kg), certes, mais robuste. « Avec le nombre d’usagers qui passent sur chaque vélo, il faut que le matériel soit solide », note Sylvain. Les roues et le pédalier sont de qualité, estiment les deux réparateurs. La selle, elle, est jugée « basique » et le panier, « classique ». Au final, le verdict des deux mécaniciens est clair : « Avec le système de pédalier choisi, avec les câbles protégés, le système d’attache…, le prix demandé par JCDecaux semble cohérent. » « Toutes pièces rassemblées, ce vélo coûterait à peu près ce prix-là dans le commerce », note Sylvain. « Même si, en le faisant fabriquer à grande échelle, le groupe paie sans doute un prix un peu moins élevé », observe néanmoins Mathieu. Après ça, parions que vous ne regarderez plus votre Vélib’ du même œil…

M.-A.G.

Et vous, adepte du vélo partagé ? Selon vous, quels en sont les avantages et les inconvénients ?

J’ai déjà donné mon opinion sur le Vél’hop, le système employé à Strasbourg, mais je serais curieuse d’avoir votre opinion.

Winter is coming : soyez lumineux à vélo

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Hier soir en me rendant à ma leçon hebdomadaire de guitare dans un quartier far far away, je suis passée au travers de plusieurs contrôles de la police municipale au centre ville (à Rivétoile, place d’Austerlitz, place du Corbeau et à l’entrée de la rue des grandes Arcades).

Les gardiens de la paix effectuaient une large opération de prévention et de contrôle des éclairages des cyclistes.

Je n’ai pas pris le temps de noter s’ils distribuaient des amendes aux vélos aveugles, et j’ai quand même averti d’un tweet rapide les cyclistes strasbourgeois de ma timeline en leur recommandant de vérifier leurs lumières avant de sortir.

En effet, si je désapprouve le déploiement spécifique d’au moins 25 policiers pour une telle opération "coups de frein" (ne seraient ils pas plus utiles ailleurs, par exemple, à la verbalisation du stationnement sauvage des automobilistes qui se garent sur les pistes cyclables ?)  je suis en revanche parfaitement d’accord avec la nécessité de contrôler les équipements des vélos et de verbaliser les cyclistes qui choisissent de rouler sans lumières.

Aucune excuse : il est relativement peu couteux et simple de rendre son vélo visible la nuit. Démonstration.

Ce n’est pas la peur du gendarme qui doit vous obliger à vous équiper, c’est la peur de se prendre le capot d’une voiture.

  • La bonne vieille dynamo

Si vous avez la chance d’avoir un vélo équipé d’une dynamo en état de marche, il serait vraiment stupide de ne pas penser à l’enclencher avant de sortir la nuit. La dynamo va certes vous ralentir, mais, honnêtement, c’est la solution la moins coûteuse et la plus écologique.

Toutefois, par expérience, les dynamos solides deviennent de plus en plus rares, surtout sur les vélos VTC ou ville fabriqués en série et vendus à bas prix dans les magasins de sport. Les miennes ont toujours rendu l’âme au bout de quelques mois : fils arrachés, ampoules qui claquent, etc…

Pensez donc à faire vérifier le bon fonctionnement de votre dynamo chez Vélostation ou Bretz’selle dont vous trouverez les adresses ci contre, ou chez votre marchand de cycle habituel.

Si elle ne fonctionne plus, sacrifiez là sans état d’âmes et remplacez la par des lumières amovibles.

Mon père, gendarme de son état, déconseille la dynamo, mais sur mon vélo Stéphanie, elle est impecc, donc je ne vois pas pourquoi je l’enlèverais (mauvaise fille !).

  • Les lumières amovibles

Je précise que tous ces luminaires sont légaux et homologués par les forces de l’ordre (pour l’anecdote, l’hiver dernier, les policiers municipaux m’ont arrêtée non pas pour me verbaliser mais pour me demander où j’avais acheté mes lumières, parce qu’ils les trouvaient très efficaces).

On les trouve en magasin de sport ou évidemment en magasin de cycles (penser à comparer les prix, ce n’est pas parce que vous achetez vos lumières dans un magasin de fixie branché qu’elles seront plus efficaces : la marque Chok, très bobo, est aussi distribuée chez Go Sport ;-) ).

Les kits avant / arrière à fixer sur le cadre.

Je n’aime pas tellement ce système :

  • très énergivore, même en utilisant des piles rechargeables.
  • craint l’humidité (tombe en panne à la première rosée).
  • pas très discrets, gros risque de vol si on oublie de les ôter du vélo.
  • système de fixation peu pratique (pour la lumière avant, si un panier est déjà fixé sur le guidon, on doit fixer la lumière sur la roue avant, même problème si le porte bagage est équipé d’une siège enfant.)
  • Prix et qualité très variables (j’ai acheté un kit en Allemagne à 5€, un autre kit à 29€, la durée de vie est tout aussi médiocre).

Reste que ces lumières sont particulièrement puissantes : vous pouvez éblouir un automobiliste, qui va se croire flashé par un radar alors qu’il circule à 20km/h dans les bouchons, vous pouvez retrouver votre chemin dans la ruelle pénible où se trouve votre garage à vélo, vous pouvez les utiliser comme frontale pour retrouver vos clés, etc etc etc. peut être que ça vaut l’investissement, après tout.

Les diodes électroluminescentes

L’investissement de départ est assez variable : de 19.99€ pour le kit avant arrière de Chok chez Go Sport ou 6.99€ l’unité chez Decathlon, marque B-Twin.

Le principe est le suivant : deux modes, un fixe, un clignotant, un gros élastique, et on accroche la diode où on veut. J’ai mis les mienne à la selle et sur la roue avant. Elles résistent bien aux intempéries, elles sont rapides à enlever et peu encombrantes (j’accroche les miennes à mon porte clés pour être certaine de ne jamais les oublier).

Deux inconvénients majeurs :

  • la pile bouton est chère ! 14€ pour remplacer les deux diodes, soit quasiment le prix d’achat ! Attention aux pièges, ne l’achetez pas dans la bijouterie prout prout de la place machin, on va vous faire payer le double et vous facturer la pose. Achetez la en hypermarché, au rayon multimédia. Evitez aussi de perdre le micro tournevis fourni avec le kit, sous peine de ne plus pouvoir accéder au compartiment et de devoir, donc, aller en bijouterie.
  • L’élastique ne résiste pas plus d’une saison ! il finit par se briser net, rendant la diode inutilisable (vous pouvez toujours récupérer la pile) (soupir).

Ce système de fixation développé par Knog est bien meilleur, avec tous les avantages de la diode mais évidemment c’est un peu plus cher, compter 35€ en moyenne. Guillaume vous recommande le modèle Gekko.

  • Les petits accessoires additionnels

ATTENTION : ils ne remplacent en aucun cas un bon éclairage, mais s’avèrent pratiques pour augmenter votre visibilité.

  • Deux paires de catadioptres sur les roues. Oui, c’est moche, ça va pourrir tes roues customisées, mais c’est obligatoire.
  • Idem sur les pédales.
  • Le fameux et très très laid gilet jaune : écoutez je sais, c’est chiant, mais roulez le sous la selle, et sortez le en cas de contrôle de police, souvenez vous qu’il n’est pas obligatoire en agglomération. Sinon vous pouvez toujours en acheter un et le mettre en scène en photo pour l’envoyer à Cali Rezo.
  • Des brassards réfléchissants (certaines associations cyclistes en distribuent gratuitement, renseignez vous).

Voilà. Si avec ça vous avez encore la mauvaise foi de rouler dans le noir, je vous souhaite une amende de 1ère classe de 11€.

Pour plus d’informations, consulter cette page sur le code de la route et les verbalisations applicables aux cyclistes. Source : Vélomobilité, mieux se déplacer en Île de France.

! Rien à voir ! Message Personnel !

Merci à Vincent de Strasbourg Cycle Chic pour l’échange de lien !

C’est terriblement 2001 les échanges de lien sur les blogs, j’adore !

J’ai des cache oreilles léopard et des collants rouges ! Mon vélo est très moche ! Venez me prendre en photo !

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